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L’électro-sensitivité ou électrosensibilité, un 6ème sens perdu au cours de l’évolution

Vous vous demandez certainement ce qui peut rendre le poisson-spatule du Mississipi ou polydon et l’axolotl (amphibien), une salamandre du Mexique intéressants pour nous ? Ce qu’ils ont en commun et ce qui mérite que l’on s’y intéresse ?

En fait, ils partagent avec bien d’autres animaux une faculté neurosensorielle particulière, celle de déceler les champs électriques (électromagnétiques) dégagés par tous les êtres vivants.    

Pour ce faire, ils possèdent une structure sensorielle particulière, les « ampoules de Lorenzini » placées dans la partie saillante de la tête. Ces organes sensoriels leur permettent de percevoir les champs et les courants électriques émis par un objet ou par un corps vivant en mouvement comme ceux d’une proie ou d’un prédateur se déplaçant dans l’eau à l’intérieur du champ magnétique terrestre. Un véritable atout pour la chasse mais également pour la défense et la protection. 

Les scientifiques se sont posés la question quant à savoir si cette aptitude commune à certains vertébrés aquatiques et terrestres résultait d’une adaptation identique à certaines conditions du milieu naturel ou s’il s’agissait d’une caractéristique héritée d’un ancêtre commun ?[Pour lire la suite vous devez être Abonnes connecté] Abonnez-vous ici pour lire la suite

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