Archive(s) de juin 2009
Les multiples bienfaits de l’ail noir
Connu depuis l’Antiquité, l’ail est un excellent condiment. C’est aussi un véritable remède, d’où son surnom d’herbe aux neuf vertus. Il aide à prévenir les maladies, principalement grâce à sa haute teneur en composés organosulfurés et son activité anti-oxydante.
L’ail frais, néanmoins, ne convient pas à tout le monde : il peut être mal digéré et son odeur tenace peut indisposer. Ces effets désagréables de l’ail frais sont dus à l’allicine, un oxydant qui est libéré lorsqu’on mâche ou coupe le bulbe. Les études scientifiques montrent pourtant que l’ail ne doit pas nécessairement être de l’ail frais pour être efficace, pas plus que son odeur n’est nécessaire pour que la santé en tire des bénéfices.
Une source alternative d’ail, inodore et plus riche en anti-oxydants que l’ail frais existe : c’est l’ail noir, un complément alimentaire. L’ail noir est produit de façon hautement standardisée, en laissant vieillir de l’ail bio, à température ambiante, pendant 20 mois. Ce processus augmente les niveaux d’anti-oxydants et convertit les composés instables, comme l’allicine, en substances stables, promotrices de santé. IL contient principalement des composés organosulfurés hydrosolubles et stables, qui sont de puissants anti-oxydants .On trouve entre autre la S-allyl-mercaptocystéine, composé exclusif à l’ail noir, et la S-allyl-cystéine, biodisponible à 98%. L’ail noir contient également quelques composés organosulfurés liposolubles, des flavonoïdes et d’autres nutriments essentiels comme le sélénium.
Effets anti-oxydants de l’ail noir
Les radicaux libres causent des dommages à l’ADN, aux lipides et aux protéines, en provoquant des mutations, en endommageant les membranes cellulaires, en déréglant le fonctionnement des enzymes et en réduisant l’immunité. Ces radicaux libres, déchets du métabolisme normal, sont habituellement neutralisés par les enzymes cellulaires et de petites molécules comme le glutathion, par les vitamines et les minéraux provenant de l’alimentation. Des niveaux élevés de radicaux libres, lors d’inflammations ou d’exposition au soleil, les radiations ionisantes, les polluants, l’exercice physique et certains médicaments requièrent une protection anti-oxydante supplémentaire, et en son absence, il y a stress oxydatif. Le stress oxydatif joue un rôle dans l’arthrite, l’athérosclérose, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, le SIDA, le cancer et dans la mort programmée des neurones (apoptose), qui peut amener à la maladie d’Alzheimer et à d’autres maladies neurodégénératives.
L’ail noir contient plus d’anti-oxydants que les préparations d’ail et l’ail frais, et il renforce les anti-oxydants cellulaires, comme le glutathion, qui aident au maintien de l’immunité et préviennent la toxicité des médicaments. Il contient également des peroxydases qui éliminent les peroxydes toxiques.
Effet de réduction du cholestérol et de la tension
Les facteurs majeurs de risque pour les maladies cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux sont l’hypertension et des niveaux élevés de cholestérol LDL et de triglycérides. Les études cliniques montrent que l’ail noir et la S-allyl-cystéine peuvent aider à réduire ce risque. Une dose journalière de 2.4-4.8 g pendant 6 mois a réduit le cholestérol total de 5-7%, et a abaissé les taux de LDL, de triglycérides tout en diminuant la tension, a inhibé l’agrégation plaquettaire et augmenté le HDL. La S-allyl-cystéine, composé principal de l’ail noir, diminue le cholestérol en inhibant sa synthèse via l’enzyme HMA-CoA, en utilisant ainsi le même mécanisme que les statines.
Une autre étude a montré que l’extrait d’ail noir diminuait les taux plasmatiques de cholestérol et de triglycérides. Chez les patients qui recevaient une alimentation supplémentée par 2% d’extrait d’ail noir, les taux plasmatiques de triglycérides et de cholestérol étaient respectivement inférieurs de 30 et de 15% par rapport au groupe de contrôle.
Réduction du taux d’homocystéine
Des taux élevés d’homocystéine, qui peuvent résulter d‘une déficience en vitamine B et en folates sont un risque majeur pour les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie d’Alzheimer et le cancer. Des études précliniques menées à la Pennsylvania State University ont montré qu’une supplémentation en ail noir diminuait les taux d’homocystéine lors d’une déficience en folates.
Protection du cœur et des artères
Une étude réalisée à l’UCLA a montré qu’une supplémentation quotidienne en ail noir réduisait de nombreux facteurs de risque associés aux maladies cardiovasculaires. Lors d’une étude randomisée, en double aveugle et avec contrôle placebo qui a duré un an, 19 patients cardiaques sous statines qui ont reçu 1200 mg d’ail noir par jour ont vu l’accumulation de plaque coronaire diminuer de 50%, leur HDL s’améliorer et les taux d’homocystéine baisser, alors qu’il augmentait dans le groupe placebo. Comme pour les personnes en bonne santé, l’ajout d’ail noir à l’alimentation des cardiaques peut aider à la prévention de l’athérosclérose et maintenir le cœur en bon état.
Stimulation de l’immunité et effet antiviral
L’extrait d’ail noir augmente l’immunité et aide à combattre les infections. Des études précliniques ont montré qu’on peut prévenir une infection par le virus de l’influenza en ajoutant de l’ail noir à l’alimentation, et est aussi efficace que la vaccination. L’extrait d’ail noir augmente l’activité des macrophages, des cellules de la rate et des cellules natural killer (NK). Il stimule la prolifération des lymphocytes T et augmente la toxicité des lymphocytes pour les cellules cancéreuses.
Effets antibactériens et antifongiques
L’ail noir inhibe la croissance du Candida albicans, que l’on retrouve souvent chez les patients immunodéprimés, et éradique Heliobacter pylori, qui est liée aux ulcères et cancers de l’estomac. Il protège également le foie contre la toxicité des carcinogènes et du paracétamol, un des antalgiques les plus consommés.
Effets de neuroprotection
Il y a approximativement 10% des personnes de plus de 65 ans qui contractent la maladie d’Alzheimer. L’ail noir possède le potentiel pour protéger le cerveau des conditions neurodégénératives en protégeant les cellules neuronales contre l’apoptose. La S-allyl-cystéine, le composant majeur de l’ail noir, prévient également la mort des neurones qui suit une ischémie et augmente de 30% par rapport au groupe de contrôle le taux de survie des cellules de l’hippocampe, siège de la mémoire.
Effets anti-âge
Une prise régulière d’ail noir ou de S-allyl-cystéine a permis de prévenir la dégénération du lobe frontal, améliorant ainsi l’apprentissage, la mémoire et allongeant la durée de vie. L’ail noir a également démontré des effets neurotrophiques, ainsi qu’une capacité à améliorer la libération de sérotonine, ce qui a un effet antidépresseur.
La sécurité de l’ail noir a été confirmée dans des tests toxicologiques et des études cliniques portant sur plus de 1000 sujets. Plus de 400 études scientifiques ont été menées sur l’ail noir, dans des Universités majeures et dans le monde entier. Toutes ces études, qui se sont focalisées sur une variété de facteurs de risque cardiaque comme le cholestérol, l’hypertension, le taux d’homocystéine, l’oxydation du LDLcholestérol, l’inhibition de l’agrégation plaquettaire, mènent à la même conclusion :
Une prise régulière d’extrait d’ail noir est indiquée dans le cadre global d’une alimentation saine et ne présente pas d’effets secondaires.
Une formule entièrement naturelle qui permet de réduire le mauvais cholestérol tout en augmentant le bon cholestérol de manière aussi efficace que les médicaments classiques mais qui ne présente aucun effet secondaire.
Le policosanol est une substance naturelle, extraite de la canne à sucre, qui joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies cardiovasculaires par son action hypocholestérolémiante et antiagrégante plaquettaire. Le Policosanol diminue la production de cholestérol par le foie.
Des études scientifiques récentes et nombreuses (plus de 60 essais cliniques sur plus de 3 000 patients) démontrent que le policosanol est aussi efficace que les médicaments classiques (notamment les statines) pour faire baisser le cholestérol. De plus, le policosanol fait non seulement baisser le taux de LDL (« mauvais cholestérol ») de 13 % à 25 %, selon les résultats des études, mais lorsqu’il est pris à long terme, il fait aussi augmenter le taux de HDL (« bon cholestérol ») de 8 % à 29 %.
L’ail noir est un ail spécialement fermenté dans le but de supprimer son odeur caractéristique mais surtout afin de développer des substances actives qui ont de nombreux effets thérapeutiques et qui n’existent pas dans l’ail classique.
Par exemple, la S-Allyl-Cystéine (SAC) est un composant clé extrait de l’ail noir et qui est responsable des effets cardioprotecteurs démontrés par de nombreuses études cliniques. En effet, l’ail noir possède de nombreuses propriétés thérapeutiques dont la réduction des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire par :
• la diminution des lipides sanguins comme le cholestérol et les triglycérides,
• une inhibition de l’agrégation plaquettaire (fluidification du sang),
• une amélioration de la circulation,
• une réduction de la tension artérielle chez les hypertendus.
L’inositol hexanicotinate
Dans plusieurs recherches cliniques, la niacine (vitamine B3) s’est révélée aussi efficace que les médicaments pour réduire le LDL et augmenter le HDL, et semble jouer sur plusieurs autres facteurs menant aux maladies cardiovasculaires. Malheureusement, certaines personnes la tolèrent mal et connaissent des problèmes de vasodilatation du visage et du cou.
Ces problèmes n’existent plus avec une nouvelle forme de niacine : l’inositol hexanicotinate.
Les plombages en amalgame sont-ils vraiment sans danger ?
La controverse existe depuis maintenant plus de 150 ans : les plombages en amalgame sont-ils totalement inoffensifs pour la santé ?
Alors que certains pays comme le Japon ou la Russie imposent des restrictions sévères à son emploi et que d’autres comme le Danemark, la Norvège et la Suède ont totalement interdit son usage, l’amalgame dentaire est encore utilisé dans de nombreux pays d’Europe et les associations dentaires en place continuent à prôner son emploi: pas moins de 125 tonnes de mercure sont ainsi utilisées par la profession dentaire chaque année.
Une étude menée en 2006 aux Etats-Unis auprès de 2590 adultes a montré que 72% d’entre eux n’étaient pas conscients de la présence de mercure dans les plombages en amalgame et que 92% d’entre eux aimeraient être informés de la présence du mercure avant de recevoir un plombage.
Les scientifiques sont d’accord pour dire que les plombages en amalgame libèrent quotidiennement du mercure mais des études ont conclu à une exposition de 1-3µg par jour (FDA), tandis que d’autres l’évaluaient à 27µg par jour. Il ne faut non plus pas sous-estimer la charge écologique que représente l’amalgame : le mercure posé chaque année en bouche en Europe (125 tonnes) est un polluant redoutable, non seulement pour le corps, mais aussi pour l’environnement qu’il est appelé à contaminer après le décès du porteur de plombages, que ce soit par décomposition naturelle ou par crémation.
Les défenseurs de l’amalgame proclament qu’il est durable, bon marché et facile d’emploi, alors que les méthodes alternatives sont plus coûteuses et qu’on n’a pas prouvé qu’il était nocif pour la santé; pourtant, absence de preuves ne constitue pas comme ils le suggèrent, une preuve d’absence. Le vrai problème est probablement d’ordre économique et social et il faudra certainement encore beaucoup de temps avant que les mentalités ne changent au niveau des instances professionnelles.
L’OMS estime que 50% de l’exposition au mercure chez les adultes provient de l’amalgame et que cette exposition peut être multipliée par 5 après avoir mâché du chewing-gum. Elle a également déclaré « qu’il est possible qu’il n’y ait pas de taux minimum de mercure en dessous duquel il n’y ait pas de possibilité d’effets adverses ». En d’autres mots, ils avouent qu’ils ne savent pas si les amalgames sont sûrs.
Une étude réalisée en Suède lors d’autopsies a montré que les taux de mercure relevés dans le cerveau et les reins étaient en forte corrélation avec le nombre de plombages en amalgame. Une étude réalisée en Allemagne a montré que l’excrétion urinaire était beaucoup plus importante chez les sujets portant des plombages en amalgame. La recherche sur les singes a montré que le mercure libéré par les plombages en amalgame était absorbé et s’accumulait dans divers organes tels que les reins, les poumons, le foie, le cerveau et les glandes exocrines. Il ne faut pas perdre de vue que la sensibilité au mercure touche, selon des études réalisées par le JADA, 3% de la population et que la question de la sensibilité d’un patient à l’amalgame n’est pas une question de statistiques, elle est individuelle.
L’approche toxicologique apporte peu d’informations lorsqu’il faut établir un lien entre les plaintes présentées et les preuves des effets physiologiques de l’exposition aux métaux lourds : il n’y a pas de corrélation entre les concentrations mesurées et les syndromes présentés par les patients. C’est ici que le test MELISA ®( Memory Lymphocyte Immuno Stimulation Array) va être utile: il permet en effet une détection immunologique des récepteurs antigéniques présents sur les membranes extérieures de nos cellules. Une étude réalisée de 1991 à 1997 sur 3162 patients en Suède et en Allemagne portant des plombages en amalgame a montré que 719 d’entre eux, soit 23%, présentaient une réaction positive au test MELISA de sensibilité allergique au mercure inorganique, ce qui tendrait à démontrer que cette sensibilité est plus répandue que l’on ne le pensait précédemment.
Un autre problème causé par ce type de plombages est le galvanisme buccal, c’est à dire la formation en bouche de micro-piles avec la présence de deux métaux différents et un électrolyte ( la salive). Ce galvanisme peut occasionner des troubles sérieux et augmenter la libération de mercure en bouche.
Au niveau des maladies auto-immunes, plusieurs études réalisées à l’Université de Prague ont montré que l’enlèvement des amalgames dentaires avait un effet bénéfique sur la santé de patients atteints de ces maladies.
Une étude réalisée en 2005 par l’Université de Freiburg sur l’évaluation des risques liés à l’utilisation de l’amalgame a eu ces conclusions: « Plusieurs études concernant la sécurité de l’amalgame présentent des erreurs méthodologiques flagrantes… L’enlèvement des amalgames dentaires a permis une amélioration permanente de différentes plaintes chroniques… En résumé, les données disponibles suggèrent que l’amalgame est un matériau inadapté, pour des raisons tant médicales qu’environnementales ».
Néanmoins, la dépose des amalgames est un acte à risques demandant des précautions spécifiques: le dentiste doit être conscient du danger, travailler sous isolation (digue dentaire) avec une aspiration à haute vélocité et sous irrigation constante. Cette dépose doit idéalement être accompagnée par des mesures de désintoxication.
♦ Désintoxication par la médecine naturelle
La Chlorella
La Chlorella est une algue d’eau douce capable de nettoyer l’organisme des métaux lourds.
La dose recommandée : trois fois cinq comprimés par jour pendant les repas et pendant plusieurs mois.
Le problème du traitement à la chlorella est que les patients fortement intoxiqués par des métaux lourds peuvent voir leurs symptômes fortement augmentés pour une raison simple : lorsque que l’on prend de la chlorella en petites quantités, on agite le mercure dans tout le corps. La chlorella mobilise plus de mercure qu’elle ne peut en évacuer. C’est pourquoi, il faut alors prendre environ tous les dix jours une dose de quarante à cinquante comprimés sur la journée.
Laminaria Japonica
Les propriétés des algues sont connues depuis des milliers d’années. Des recherches mondiales ont démontré que l’algue brune Laminaria Japonica contient plusieurs principes actifs de la plus haute valeur thérapeutique.
Le Laminaria japonica est à la fois le meilleur extrait organique purifié de l’algue brune Laminaria Japonica mais aussi le plus bio-disponible et ce pour 2 raisons :
1. L’extraction se fait à moins de 80° C, ce qui évite la destruction des microéléments naturels.
2. Méthode brevetée d’extraction qui ne garde que la partie centrale de l’algue, la plus riche en principes actifs, et enlève la partie externe très fibreuse et indigeste. La fabrication de 1 Kg de Laminaria Japonica nécessite 40 Kg d’algues.
Parmi les principes actifs du Laminaria Japonica il y a de l’alginate qui est un puissant capteur de métaux lourds comme le mercure, l’aluminium, le cadmium (fumée de cigarette), le cobalt et le radium ainsi que des substances radioactives.
Je considère qu’actuellement, le Laminaria Japonica est le meilleur chélateur de métaux lourds car non seulement il capte ces toxines mais il favorise leur élimination à l’extérieur de l’organisme.
Par rapport à la chlorella, le traitement est plus rapide, plus efficace et il ne présente pas ces phénomènes d’aggravation temporaire des symptômes.
En plus de traiter l’intoxication aux métaux lourds, le Laminaria Japonica permet également de traiter les pollutions radioactives en provenance des rayons X, des micro-ondes, des lignes à haute tension, des télévisions, des ordinateurs, des téléphones portables et de leurs antennes relais, soit différentes sources de radiations nocives qui génèrent chez l’homme des radicaux libres à l’origine du vieillissement cellulaire, d’anomalies de naissance, de leucémies et de cancers. Les dégâts de ces différentes pollutions peuvent être largement atténués par le Laminaria Japonica qui a d’ailleurs été utilisé avec succès pour traiter les victimes de la catastrophe de Tchernobyl.
Le Laminaria Japonica doit être pris sur un estomac vide avec un grand verre d’eau, idéalement le matin à jeun. Il faut éviter la prise le soir car le produit a un effet énergétique pouvant nuire à la qualité du sommeil.
Le produit est très bien toléré et même des doses importantes (12 gélules), prises en une fois le matin à jeun, ne provoquent aucune nausée. Au contraire, le Laminaria Japonica pourra aider les personnes atteintes de problèmes gastriques ou intestinaux.
La dose dépendra surtout du poids de la personne : 6 gélules par jour en-dessous de 70 kg, 8 gélules par jour entre 70 et 80 kg, 10 gélules par jour entre 90 et 100 kg et 12 gélules par jour au-dessus de 100 kg.
La durée du traitement dépendra surtout de l’importance de l’intoxication mais est souvent comprise entre 3 et 6 mois.
Le Laminaria Japonica est non toxique, 100 % naturel et compatible avec tous les traitements médicaux et les programmes alimentaires.
Les effets du mercure sur la santé
Les symptômes de l’intoxication au mercure évoluent au cours du temps en fonction de l’accumulation progressive de mercure dans l’organisme.
Au début, on ne remarque que des petits troubles de santé comme une transpiration plus abondante, une salivation excessive, une fatigue inexpliquée, de l’insomnie, une mauvaise haleine, des vertiges et des maux de tête. Progressivement apparaissent des symptômes neurologiques : instabilité émotionnelle, irritabilité, dépression, pertes de mémoire, insomnies. L’atteinte progressive du système nerveux, cible préférentielle du mercure va se traduire au niveau physique par des fourmillements dans les mains, une sensation de brûlure avec endormissement des membres inférieurs, un léger tremblement des doigts, des paupières ou des lèvres.
D’autres symptômes ou certaines maladies peuvent également avoir un lien avec l’intoxication au mercure comme des infections virales, des mycoses, la tuberculose, le cancer, la sclérose en plaques, les maladies auto-immunes, les dérèglements de la glande thyroïde, certaines allergies et certains problèmes dermatologiques.
Il est donc impératif d’éviter de se faire placer des amalgames métalliques dans la bouche et de privilégier les dentistes (qui connaissent le problème des amalgames) qui soignent leurs patients soit avec des résines composites, soit avec de la porcelaine.
En conclusion, il semblerait que la controverse vieille de plus de 150 ans ne soit pas prête de s’éteindre et que les dernières études donnent plutôt raison à ceux qui trouvaient bizarre que le seul endroit où le mercure ne posait pas de problèmes était notre bouche.
Par le Dr Schmitz
Transit difficile et alimentation
Une alimentation dénaturée et pauvre en fibres, des repas pris à la « va-vite », le stress, la prise de médicaments chimiques, un mode de vie trop sédentaire, voilà autant de facteurs pouvant être à l’origine d’un ralentissement du transit intestinal.
Trouble souvent bénin, mais fréquent, la constipation accompagnée de tout un cortège de symptômes (ballonnements, flatulences, maux de ventre) n’en est pas moins désagréable et gênante. Elle empoisonne la vie de nombreuses personnes, plus particulièrement des femmes, et elle s’avère difficile à résoudre. Le transit digestif moyen des aliments varie d’une journée, pour certaines personnes, à 3 jours pour d’autres. La constipation n’est considérée comme pathologique que lorsqu’elle devient chronique et que les matières fécales deviennent dures, sèches et difficiles à évacuer, ou si elle s’accompagne de pesanteurs abdominales, de ballonnements, de gaz, de maux de tête ou d’inappétence. On parlera de réelle constipation lorsque l’activité du colon ou gros intestin est réellement déréglée. Que le colon manque de tonus ou au contraire qu’il soit trop spastique, dans les deux cas la progression des matières fécales sera perturbée.
Il suffit bien souvent de modifier quelques habitudes de vie pour améliorer significativement ce problème. Pour cela, voici quelques mesures simples, efficaces et faciles à adopter.
— Notre alimentation actuelle est bien souvent à la fois trop riche en calories, mais trop pauvre en éléments bénéfiques. Appauvris et dépourvus de fibres, nos aliments sont presque entièrement assimilables et ne génèrent pas assez de déchets. Les farines blanches blutées, les sucres et les corps gras industriels et raffinés, les céréales polies, ainsi que les fruits et légumes complètement nettoyés et épluchés sont devenus trop pauvres en fibres. Commencez donc par augmenter progressivement vos apports quotidiens en fibres végétales en faisant la part belle aux végétaux (légumes, fruits, fruits secs, graines, oléagineux). Ces substances, non assimilables, en se gorgeant d’eau au cours de la digestion apporteront du volume aux matières fécales. Elles apporteront également des minéraux, des acides organiques et des glucides spécifiques (xylitol, sorbitol) qui amélioreront la vitesse du transit en stimulant les mouvements du tube digestif de façon douce et efficace. Idéalement, il faudrait consommer au moins 25 à 30 g de fibres par jour. Les fruits et légumes dont l’aide sur le transit sera la plus efficace, sont la figue fraîche, les prunes, le kiwi, les fruits de la passion, la framboise, la mûre, la groseille, le raisin, la goyave, les noix et les noisettes fraîches, l’orange, les petits pois, le maïs, le céleri rave, les haricots frais, les choux, le fenouil, les brocolis, les épinards et les endives. Consommer des légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots, fève fraîche) au moins deux fois par semaine, en alternance avec les pâtes ou le riz qui s’associent parfaitement avec les légumes frais crus et constituent un repas équilibré.
— Une bonne hydratation est indispensable. Veillez à vous hydrater en buvant beaucoup d’eau (1,5 à 2 litres par jour) et des tisanes. Les jus de légumes ou de fruits frais non sucrés artificiellement et préparés à l’aide d’un presse-agrumes ou d’une centrifugeuse hydratent, mais contiennent beaucoup moins de fibres que les fruits et légumes entiers. Cependant, si vous y ajoutez une partie de la pulpe ou si vous y mélangez une partie des fruits ou légumes entiers, vous comblerez le manque de fibres du jus. Les fruits et légumes frais les plus riches en eau (entre 80 et 95 %) sont les aubergines, les courgettes, les concombres, les choux, les salades, la tomate, la pastèque, le melon, les agrumes et les fruits d’été. Les bouillons ou les potages non mixés et non filtrés sont très intéressants non seulement pour leur apport hydrique, mais également pour leur apport en fibres, cela sans risque de surcharge calorique.
— Pratiquer une activité physique régulière, ne serait-ce qu’un peu de marche, afin de pallier à la vie trop sédentaire que nous menons généralement. Corriger vos positions assises ou statiques trop fréquentes, et tonifier les muscles posturaux et abdominaux qui ne sont plus sollicités. Une sangle abdominale tonique évitera un relâchement des tissus mous et organes sous-jacents.
— Éviter le stress, le rythme de travail soutenu et les longs déplacements déréglant la physiologie et les horloges biologiques de l’organisme. Du moins si l’absence totale de stress est impossible, compensez par un exutoire sous forme d’activité physique ou par des techniques de gestion du stress ou de développement personnel qui vous aideront à vous protéger des petits désagréments qui peuvent être occasionnés par cette vie trépidante.
— Une dernière mesure très pratique consiste à aller à la selle dès que l’on en ressent le besoin, mais également de prendre son temps pour aller aux toilettes.
Huilez votre organisme
Les huiles ont de tout temps constitué un élément important de notre alimentation. Cependant, comme la plupart des aliments actuels, elles ont subi une évolution dans leurs méthodes de fabrication et par conséquent dans leurs qualités nutritionnelles.
De nos jours, la fabrication industrielle, le raffinage et les divers traitements chimiques qu’elles subissent provoquent leur dénaturation et une perte nutritionnelle non négligeable.
Rappelons que certains acides gras essentiels (AGE) au bon fonctionnement de notre organisme ne peuvent être synthétisés par le corps et doivent dès lors être amenés par l’alimentation. Cela concerne particulièrement l’acide linoléique ou Ω-6 (oméga-6) et ses dérivés, ainsi que l’acide alpha-linolénique ou Ω-3 (oméga-3) et ses dérivés.
Ce qui fait la difficile entre l’extraction industrielle et artisanale, c’est justement cette richesse en ces deux éléments vitaux. Avant 1940, le procédé d’extraction artisanale fournissait des huiles alimentaires vierges et de première pression à froid. Durant, et après la guerre, les fabricants d’huiles furent invités à produire davantage à partir de la même quantité de graines disponibles. C’est ainsi qu’est apparue la méthode d’extraction industrielle par simple souci de rendement.
Sous le couvert de la rentabilité, les nouvelles méthodes industrielles, en plus d’une pression à chaud, font subir aux huiles divers traitements chimiques à base d’additifs, de pétrole, etc. La surchauffe génère des huiles insipides, inodores et incolores, dépourvues de qualités énergétiques et nutritionnelles. Actuellement, la majorité de la population consomme ces huiles dépourvues de goût et de saveur, mais surtout « mortes » puisqu’elles n’apportent ni vitamine, ni élément nutritif, ni acides gras essentiels.
Pour conserver tous leurs principes actifs, les huiles végétales doivent être pressées mécaniquement et à des températures voisines de 30° à 40°C maximum.
Si ce n’est pas le cas, cela entraînera une carence en acide linoléique et en acide alpha-linolénique dont la forme naturelle biologique active est aussi connue sous le nom plus général de vitamine F. Cette vitamine F doit inévitablement être couplée à la vitamine E afin de bénéficier de ses propriétés antioxydantes. Malheureusement, la vitamine E est elle aussi fragile et détruite par ces procédés agressifs de raffinage et de surchauffe.
La vitamine F influence notre système immunitaire et apparaît comme un facteur essentiel pour le maintien de son équilibre. Sa carence s’exprime dans nos populations par une forte augmentation des phénomènes allergiques et de maladies dégénératives.
Le chef de file des AGE, l’acide alpha-linolénique ou Ω-3 (oméga-3), se trouve essentiellement dans l’huile de lin et en plus petite quantité dans l’huile de noix et de colza. Pour fonctionner harmonieusement, le corps a non seulement besoin des AGE mais il a aussi besoin d’acides gras polyinsaturés non essentiels. Ceux-ci viennent de l’alimentation mais également de la conversion métabolique des Ω-3 (oméga-3) et des Ω-6 (oméga-6), ce qui nous en fait d’autant mieux comprendre leur importance métabolique. Les apports journaliers conseillés pour l’acide alpha-linolénique sont de 1,4 à 2,8 g par jour. Or, suite aux changements de fabrication d’après-guerre, notre alimentation de type occidental présente une augmentation croissante d’oméga-6 au détriment d’une diminution d’oméga-3. Le ratio entre ces deux huiles varie de 10/1, 25/1 jusqu’à 40/1. Rappelons que ce rapport fonctionnel optimum doit être de 4 d’ω-6 pour 1 d’ω-3.
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